De la pierre à l’algorithme, les data centers changent d’échelle avec l’IA
- Malo
- il y a 20 heures
- 2 min de lecture

L’essor de l’intelligence artificielle générative bouleverse le marché mondial des data centers. Selon la nouvelle étude de Cushman & Wakefield, cette classe d’actifs, longtemps portée par les besoins de stockage, entre dans une nouvelle phase qui est marquée par l’explosion des besoins en calcul, en entraînement de modèles et en inférence. Le marché mondial pourrait ainsi plus que doubler d’ici 2030, avec près de 85 000 MW supplémentaires attendus.
Cette dynamique est désormais largement tirée par l’IA. Alors que ces usages ne représentaient que 2 % de la demande en data centers en 2021, ils pourraient atteindre 48 % dès 2026, puis près de 90 % à horizon 2030. Si les États-Unis restent l’épicentre du secteur, la croissance se déplace aussi vers l’Europe, le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Asie-Pacifique, où les pipelines de développement dépassent déjà les capacités actuellement installées.
Dans ce contexte, la France apparaît comme un marché stratégique. Son mix électrique décarboné à 96 %, son parc nucléaire et sa capacité d’exportation d’électricité constituent des atouts majeurs. Le marché parisien compte déjà 703 MW en exploitation, 193 MW en construction et près de 900 MW planifiés, positionnant la capitale parmi les grands hubs européens, aux côtés de Londres et Francfort.
Les data centers s’imposent ainsi comme une classe d’actifs hybride, à la croisée de l’immobilier et de l’infrastructure. Les volumes d’investissement mondiaux sont passés de 20 Md€ en 2017 à plus de 45 Md€ en 2025. En France, 9 Md€ ont été investis depuis 2016, faisant du pays le deuxième marché européen derrière le Royaume-Uni. À horizon 2035, plus de 90 Md€ d’investissements sont attendus dans l’Hexagone, avec une puissance de raccordement cumulée de 7,5 GW en Île-de-France.




Commentaires